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 Zig - Une boule d'instincts

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sang frais

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MessageSujet: Zig - Une boule d'instincts   Dim 24 Juin - 19:36


Zigmund « Zig » Anderson  inconnu
❝CITATION ❞ 

DATE DE NAISSANCE : 18 mars 1986. La trentaine est déjà dépassée, tu es à la fois un ancien responsable et un jeune qui agit comme s’il était libre comme l’air. Si l’on écoutait ta frangine tu ne serais qu’un vieux rabat-joie, les personnes qui te connaissent réellement ne s’étonnent de trouver de nombreuses fois ivre et défoncé jusqu’à la moelle. NATIONALITÉ : Américaine. Autant dire que dès qu’elle a appris qu’elle était enceinte, ta mère a décidé que tu ne serais pas détenteur de sa nationalité. Il faut dire que même si les effets de la guerre froide n’intéressaient que peu des populistes auprès desquels tu vivais, elle restait encore vive dans sa mémoire russe. ESPÈCE :Lycanthrope Tu as découvert ta nature à peine quelques mois avant que votre existence soit portée à la connaissance des médias. Quelques mois qui t’ont appris que ton père t’avait transmis son gêne et sans être alpha était respecté de la meute alentour. Depuis ton arrivée à Seattle tu préfères agir en solitaire. PROFESSION : Barman. Un des rares métiers qu’il est possible d’apprendre sur le tas. Tu l’exerces depuis tes quatorze ans où tu aidais le vieux Jimmy dans son pub pourri. C’est depuis, en quelques sortes devenu une passion et grâce à tes facultés surnaturelles tu parviens à obtenir des pourboires qui te permettent d’acheter plus qu’un paquet de patates malgré l’économie actuelle. STATUT CIVIL : Célibataire depuis que tu as emménagé à Seattle tu ne vois plus l’intérêt de t’investir dans la vie de quelqu’un d’autre si ce n’est la tienne et celle de ta sœur dont tu as été le tuteur légal. ORIENTATION SEXUELLE : Pansexuelle, humains ou non, hommes, femmes, queer, transexuels  tu n’as aucune préférence du moment qu’ils parviennent à te délivrer de tes pulsions presque nymphomanes. Tu n’as jamais sauté le pas avec un vampire cependant. Il faut dire que leur odeur a de quoi éteindre toute ferveur. Même les tiennes.
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❝ 1994: L'instinct fraternel ❞

Tu renvois le sourire que te donne ta mère malgré la fatigue évidente qu’elle porte sur ses traits. Tu as à peine plus de sept ans et n’es pas encore assez grand pour pouvoir observer directement la chose qui braille au creux de ses bras et te perches donc sur la pointe de tes pieds afin d’apercevoir un petit humain fripé. Lorsque tes sourcils se froncent le rire léger de ta mère se met à résonner au creux de la chambre impersonnelle de l’hôpital du coin. « Tu sais tu étais comme ça toi aussi quand tu es né. » Sans hésiter tu réponds avec une certitude et un égo qui ne s’effaceront que peu au cours des années. « Pas possible, je suis trop mignon. C’est ce qu’elles disent toutes sur le marché ». D’un geste fluide et désormais certain ta mère fait glisser le bébé sur son bras droit et se sert du gauche pour te rapprocher d’elle afin de planter un baiser sonore sur ton front. « Tu verras, elle aussi sera très belle plus tard. Zenia sera aussi magnifique et rigolote que son grand frère. » Par réflexe, tes yeux montent au ciel et montrent une insolence que tu ne possèdes pas d’ordinaire envers ta matrone et lorsqu’ils se rebaissent, tu examines avec plus de précision le petit être que tu as face à toi. Maintenant qu’elle est propre c’est vrai qu’elle peut-être mignonne. Et puis ce sera un peu à toi de la protéger. Perdu dans les lignes de son visage tu sursautes lorsque la voix de l’infirmière interrompt votre silence. « Le voilà notre petit héros ! »
Cette fois-ci c’est volontairement que tu élèves tes pupilles et fais semblant de ne pas remarquer le regard réprobateur de ta mère. C’est vrai tu n’as pas fait grand-chose. Cela fait des mois que l’on te fait répéter en boucle le numéro des urgences au cas où tu sois celui à la maison lorsque « le moment serait là ». Un chimpanzé pourrait le faire.  « Ton papa doit être très fier de toi ». Une fois de plus tu ne réfléchis pas. « Mon quoi ? ». « Zig ! ». Tes pupilles se foncent face à la colère qui commence à poindre. « Quoi ! C’est vrai ! Jl’ai presque jamais vu ! »« Zigmund… » Ce n’est pas de la lassitude qui se fait entendre dans sa voix mais bien un avertissement. Tu devrais le prendre en compte, tu devrais te calmer mais les mots sortent de ta bouche sans aucune restriction. « T’es sûre que c’est ma vraie sœur? Le laitier est plus souvent à la maison. » La douleur est instantanée. Tu ne l’as pas volée. Ce n’est pas ce que tu voulais dire. Tu préfèrerais que ce soit ta moitié de sœur parce qu’elle peut-être aurait un semblant de père. Même si cela ne se sait pas car aux Etats-Unis il y a cette tendance à regarder les réfugiés politiques de façon inférieure, ta mère était une excellente professeure de lettres en Russie. Depuis que tu es gamin elle te pousse à comprendre les subtilités des langues. Qu’elles soient russes et anglaises. Ce n’est pas sans mentionner que de par les absences répétées de ton père tu as acquis une maturité située au-dessus de celle qui est attendue pour un gamin de moins de dix années. Alors tu comprends ce que tu as insinué. Les excuses sortent à mi-voix et ta tête se baisse alors que les remontrances slaves sont sèches et que l’infirmière s’éclipse sans dire mot. Qui dans sa bêtise se dit qu'après tout, elle n'y connais rien aux communistes si ça se trouve c'est comme qu'ils élèvent leurs gosses. Tu répètes des « da » à tout va et attends que la tempête ne se calme. Tu ne comprends vraiment pas pourquoi elle le défend constamment toi tu le détestes.


❝ 2007: L'instinct protecteur ❞

« Calmes-toi, ça va bien se passer ». La chance que tu as, c’est d’avoir un rêve américain pour voisin. Ou plutôt les géniteurs d’un rêve. Troisième génération d’immigrés il a réussi à rentrer dans une Ivy League et devenir avocat spécialisé dans le droit des familles. Comme tu n’as jamais hésité à filer un coup de main à son père diabétique depuis que tu sais pousser une tondeuse ou faire de la menue menuiserie il n’a pas discuté lorsque ses parents lui ont demandé de te représenter gracieusement. Il n’empêche que tu es tendu comme un string et que tu te sens tout sauf à l’aise dans le costume qu’il t’a prêté. Toi tu es plutôt basique : jean basket t-shirt ça te va. Mais apparemment ça n’était pas suffisant pour te présenter devant l’un des bureaux les plus luxueux qu’il t’aies été donné de voir. Mais tu écoutes ce qu’il te dit comme tu le fais depuis presque un an lorsque tu as entamé la procédure. Dos droit, regard ferme. Regard qui s’était néanmoins adoucit et se voulait rassurant lorsqu’il avait rencontré celui de la pré pubère blonde qui attendait en dehors de la pièce. Quand le magistrat fait son entrée, tu te lèves non sans déglutir un peu trop bruyamment et ne te reposes que lorsqu’il te fait signe. Le voisin passe le dossier en revue et pose ses arguments après les autres. « Je ne peux nier, que le jeune âge de Monsieur Anderson puisse vous sembler comme un argument irréfutable pour ne pas lui accorder ce qu’il demande, mais je vous prierais monsieur le magistrat de prendre en compte les divers éléments qui se trouvent sous vos yeux.» Ah ouais? C''était ça sa défense? Bon après tu t'y connais que dalle en droit mais rappeler à l'homme qui se tient devant toi que tu ne possèdes qu'une jeune maturité ne te semble pas le plan idéal.  «Après le décès d’un père absent mon client s’est vu contraint de commencer un travail à plein temps afin d’aider le foyer familial à survivre. Tu retiens une grimace de s'afficher sur ton visage à l'évocation du mec qui s'est contenté de vous engendrer ta soeur et toi. Tu dois l'avoir vu en toute et pour tout une trentaine de fois avant qu'il ne clamse dans un autre état. Certaines fois tu te demandes s'il n'était pas loin de ces mecs à faire des dizaines de familles et à ne retourner vers elles que lorsqu'il est dans la merde. Puis tu te dis que ta mère est bien plus intelligente que ça pour avoir accepté un tel comportement.  «Bien qu’il travaille dans un établissement prodiguant de l’alcool vous noterez qu’il n'a été au contact de celui-ci que récemment. Sa majorité entière passée. Ce n'est pas sans mentionner que son employeur le réfère comme l'employé model. Ponctuel, sobre, efficace et respectueux.» Cette fois c'est un léger sourire que tu contiens. Ah le vieux Jimmy. Cela fait presque sept ans que tu as accès au comptoir. Et quand tu as eu seize ans vous aviez fait un pacte. Si les pourboires que tu amenais était suffisant il t'accordait un week-end de repos par mois avec la bouteille offerte. Tu as joué de cette image pendant ton adolescence. Le mystérieux qui ne va pas en cours, que tout le monde a oublié. Enfin jusqu'à que ta mère tombe malade et que tu aies compris que tu devais arrêter ce genre d'attitude.  «Enfin, grâce à ses revenus et la nature économe qu’il a démontrée depuis qu’il est amené à vivre seul depuis le décès de sa mère il a été en mesure de subvenir à ses besoins, payer tous les impôts qui lui ont été imposés et verser  de façon volontaire mensuellement une pension non-nécessaire à sa cadette retenue en maison d'accueil. » La conversation s’en suit avec des noms qui te semblent imprononçables et des exemples de cas qui te sont similaires. De ton côté tu te contentes de répondre d'une manière qui se veut assurée à l’homme qui se tient devant toi. Jamais tu n’aurais cru te retrouver dans une telle situation mais lorsque ta mère est tombée malade il y a deux ans et a été incapable de soigner ne pouvant se procurer une assurance médicale elle t’y a préparé. Vous aviez parlé du fait que tu devrais travailler dur afin de pouvoir t’occuper de ta sœur. Tu avais appris à l’aimer cette morveuse et tu ne t’imaginais pas la laisser s’en aller. Ce qui était tant mieux puisqu’elle était du même avis. Après ce qui te parait être une éternité le magistrat s’exprime favorablement. Sitôt sorti de la salle tu t’accroupis et la sers dans tes bras. « Allez viens on rentre à la maison ».


❝ 2007: L'instinct paternel ❞

Ce soir tu n’as pas une minute pour respirer. Putain de réunion à la con. Chaque année à la, début juin, tous les petits cons de l’université reviennent dans votre coin paumé de Caroline du Sud pour célébrer. Leurs 21 ans, un meilleur fossoyeur d’identité, « la petite pute » qu’ils se sont trouvés sur le campus. Leurs mots. Pas les tiens. Il faut dire que depuis que l’adoption de ta sœur a été validée et que tu es devenu son tuteur légal tu ne vis que pour elle et ton boulot. C’est à peine si tu as le temps d’assouvir tes pulsions tout seul. Eux en revanche passent la nuit à se vanter de leurs exploits. Tu aimerais ne pas les entendre parler. Leurs histoires t’ont retourné l’estomac plus d’une fois. Tu as même pensé à poser la main sur le combiné et les enregistrer pour délivrer ça au sheriff de votre comté mais tu sais qu’il s’en serait branlé comme s’il était devant sa tante. Quoi que… Pas sa juridiction, pas suffisamment de preuves et puis surtout un bon petit pot-de-vin qui tombait direct dans ses poches. Tu te contentes d’exécuter les commandes les unes après les autres. Ce n’est pas ce soir que tu te feras des pourboires et c’est sûrement ce qui t’exaspère davantage. Cet argent supplémentaire vous en avez besoin. Et puis l'anniversaire de ta frangine approche. Tu aimerais bien marquer le coup. Qu’elle ait les yeux qui brillent comme quand elle était gosse. Une mèche de sa chevelure blonde parait passer devant tes yeux et puis te secoue la tête. Elle est chez sa copine Marilyn ce soir. Jamais les parents ne les laisseraient sortir une veille de cours. Malheureusement, tu te trompes.
Tu remarques rapidement que tous les regards sont tournés vers les deux adolescentes qui s’amusent à faire un show clairement en état d’ébriété. Sans réfléchir tu jettes ton torchon et tu fonces dans le tas, les saisis chacune d’une main avant de passer un coup de fil aux parents de celle qui ne t’appartiens pas. Les dix minutes qu’elles passent derrière le comptoir sont insupportables. Elles aguichent, acceptent des verres bien que tu le leur arrache des mains dès que tu en aperçois. Enfin tu vois la silhouette que tu espérais. « Je suis profondément désolé Mr Foster. J’ignore comment elles ont pu me passer devant pendant tout ce temps. Je vous remercie de vous en occuper ce soir et je vous promets que demain elle va regretter son attitude ». Une simple onomatopée te répond. Sale con. Tu n’as jamais pu les supporter et tu ignores comme ta frangine peut-être amie avec une fille de famille bourgeoise toute droite sortie de Columbia. Juste avant qu’elle ne rentre dans la voiture tu as le temps de lui murmurer. « On en discutera demain, mais j’espère que tu réalises qu’on a une visite des services sociaux. Réfléchis un peu sur ça. » Elle pensait peut-être s’en sortir comme tu les as laissées jouer aux imbéciles mais tu ne faisais que te retenir pour ne pas pêter un esclandre sur ton lieu de travail.
Tu finis ton service sans dire un mot et surtout en ne répondant pas à leurs questions salubres. Leurs mots salaces, leur manque de respect, la colère qui commence à poindre en toi quand ils parlent de ta sœur font que les heures suivantes te paraissent interminables. Enfin le bar est vidé, nettoyé et tu peux rentrer chez toi. L’aurore commence à poindre le bout de son nez. Tu es soulagé que la morveuse ait classe aujourd’hui. Ça te donnera le temps de calmer tes nerfs avant qu’elle ne rentre. Par habitude comme lorsque tu es seul, tu balances tes chaussures, te prends une bière au frigo en regardant un récapitulatif des matchs afin de prédire le futur des Seahawks. Mais lorsque tu t’apprêtes à pousser le bouton on, un bruit retient ton attention. Etouffé. Tu te saisis de ton ancien casque de football avant de te diriger dans le couloir. Ce que tu as devant toi t’horrifies. Sans réfléchir tu balances ton casque sur la silhouette qui se tient debout. Que tu ne rates pas, des restes du quaterback remplaçant que tu étais au collège probablement, mais il parvient à s’enfuir. Tu diriges ta main vers l’interrupteur avec d’être interrompu par un cri sangloté. « S’il te plaît Zig. N’allume pas ». Ton cœur ne fait qu’un tour et tu restes immobile avant d’essayer de te diriger vers elle puis de stopper devinant sa main tendue devant elle. « Marilyn…. Parents…. Ma faute…. Ils m’ont suivie… Ma faute… ». Tu t’assois au pied du lit et un passe un coup de fil quelques heures plus tard pour annoncer qu’elle sera absente. Le sommeil ne te trouve pas. En toi tu sens bouillir une rage infinie.



❝ 2009: L'instinct meurtrier❞


Cela fait quelques jours que tu le suis. Tu n’as pas eu du mal à le reconnaitre. Un pansement tout frais sur le haut du crâne, cachant une blessure qui lui a certainement valu quelques points de sutures. Mais ça n’est pas suffisant à tes yeux. Pas après ce qu’il a fait. Il doit souffrir comme elle souffre. Cela fait quatre jours que tu as retrouvé Zenia dans sa chambre. Secouée. Muette. Apathique. Tant d’adjectifs qui ne sauraient pas même décrire le fantôme qui erre dans ta maison. Bien loin de la tornade d’énergie que tu avais connue jusqu’à présent. Ce soir tu ne travailles pas et tu es presque certain que ce petit con ne saura te reconnaitre. Tu les suis dans le bar dans lequel tu travailles d’ordinaire. Sandra, ta collègue comprend presque immédiatement ce qu’il se passe. Elle a une gamine à elle qu’elle élève seule. Alors vous vous tenez par les coudes et c’est naturellement qu’elle est passée quand elle a appris que tu avais pris une semaine de repos alors que tu la réservais pour l’été prochain. Le visage dénué de vie de ta sœur, ta colère sourde, l’exhibition à laquelle elle avait assisté. Elle a rapidement compris ce qu’il s’était passé. L’instinct maternel peut-être. Sans réel problème tu parviens à te mélanger au groupe et comme tu t’en doutais aucun d’eux ne se remémore t’avoir vu de l’autre côté du comptoir quelques jours plus tôt. Tu ignores le regard réprobateur que Sandra te laisse et dégages ton bras de sa main. Au fil des conversations qui se salissent au fur et à mesure que tu touches à peine tu finis par avoir le récit détaillé de ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Comme ils ont suivi ta sœur une fois que les parents de Marilyn l’ont laissée sur le trottoir. Comme ils ont attendu qu’elle rentre chez elle avant de passer un à un dans sa chambre pendant que les autres jouaient le rôle de vigiles. « N’empêche vous êtes des connards. J’ai failli y passer. » Tu ris de façon forcée avec les autres et retiens discrètement les identités de chacun. Le rôle qu’ils ont joué. Puis tu portes ton dévolu sur l’un d’eux. Alors que les autres se mettent en route pour l’un de leur manoir, tu le retiens pour lui proposer une petite défonce. Tu sors un sachet de pilules que tu avais ramassé dans le bar plus tôt. Sans hésiter il te prend par l’épaule et t’entraine dans une ruelle déserte. Alors qu’il est en train de prendre sa dose tu le saisis par la gorge. Il se débat mais tu n’en as que faire. Et tu es rassuré par cette nuit noire sans lune pour lui faire comprendre ce que ta sœur a pu ressentir. « C’est ce qu’elle disait aussi la dernière fois non ? Mais ça ne t’a pas calmé enfoiré. Bien au contraire. Tu vois moi c’est pareil. » Plus tu agis, plus tu te rencontres que ça te fait réellement du bien et lorsque tu as finis tu le balances contre le mur. Tu es occupé à te rhabiller sachant pertinemment qu’il n’en parlera à ses potes de peur de se faire lyncher lorsque tu sursautes. « Bravo Zig ! Tu l’as tué ! » Tu te retournes et vois Sandra accroupie à côté du corps. « Retrouve ses potes, dis que vous avez eu envie de pisser et que tu croyais qu’il ne t’avait pas attendu lorsqu’ils te demanderont où est-ce qu’il est. Et viens me voir demain. On s’occupe du reste. » On ? Avec le regard flamboyant qu’elle te lance tu n’hésites pas à lui obéir et tu lui poseras des questions plus tard.


❝ 2009: L'instinct lycanthrope ❞

Tu as du mal à ouvrir les yeux. Tu ne crains qu’une chose. Ressentir cette douleur à nouveau. Tu n’as jamais été un grand sensible mais ça. C’est indescriptible. Tu en serais même presque à en pleurer rien qu’au souvenir. Tu n’y avais pas cru. Quand tu avais retrouvé Sandra le lendemain midi et elle t’avait expliqué ce qu’il t’attendait. La pleine lune, la transformation. Le fait qu’elle avait pris ce boulot chez Jimmy pour te surveiller. Ton père. Que ton père n’était pas la raclure que tu pensais mais qu’il avait aidé le clan au moment où des vampires étaient venus dans la région. Une bataille gagnée au bout de près de quinze ans mais qui lui avait coûté la vie. Apparemment ta mère n’était pas au courant. Mais il lui était si dévouée que jamais elle ne l’avait questionné. Il se serait éloigné pour vous protéger Zenia et toi. Pour que vous ne vous retrouviez pas dans ce bordel sans nom. Bien entendu tu avais rigolé. Mais par acquis de conscience, juste au cas où cela soit vrai tu étais venu la retrouver la veille, le premier soir de pleine lune depuis que tu avais tué l’autre enfoiré. Avec bien d’autres. Tu les avais laissé t’enchaîner sachant que tu serais le premier à lâcher ton emprise et tu avais souffert. Souffert comme jamais même si tu entendais des voix rassurantes dans ton crâne. « Zigmund ! »
Forcé et contraint tes paupières s’ouvrent et aperçoivent Sandra. Sandra qui doit à peine avoir deux ou trois ans de plus que toi mais qui pourtant est celle qui est là à ton chevet improvisé. « Je sais. La première fois se passe souvent comme ça. Mais tu verras on s’y habitue. » Vos regards se croisent et tu imagines que les tiens reflètent une solitude profonde. Tu es sans repère, sans guide. Si ce n’est-elle. Tu réalises enfin que les responsabilités qui te pèsent dessus t’ont rendu tout aussi fort que fébrile. Sans réfléchir une seconde tu passes ta main derrière la nuque de Sandra et approches son visage du tien. Il s’agit peut-être de ton instinct de loup qui se développe mais tu ne fais preuve d’aucune retenue. Tu sens qu’elle est partante. Tu sens qu’elle ne va pas résister et qu’elle a également envie de s’adonner à quelques heures de plaisir avant de retourner à la réalité. Alors vous vous enlacé et vous laisser libre court à vos envies. Allongés et dévêtis, elle continue de t’explique ce que tu ignores. Le fonctionnement de la meute, vos capacités et surtout pourquoi ils t’ont aidé. D’une part elle ne s’en cache pas, pour acquérir ta confiance et ainsi protéger le secret de leur existence. D’autre part parce que ton père avait sauvé la vie de l’alpha. Une dette dont ce dernier était prêt à se défaire qu’importe la façon. La matinée est bien avancée lorsqu’elle se relève afin de remettre son chemisier et d’aller récupérer sa gamine chez le père. Un homme respectable si tu l’en crois mais dont elle n’est simplement plus amoureuse. Elle pose ses lèvres sur les tiennes une nouvelle fois. « Merci ça m’a fait un bien fou. On peut remettre ça à la prochaine pleine lune si tu veux ». La prochaine pleine lune… Tu as eu de la chance cette fois-ci. Ta frangine étant hospitalisée à cause de sa malnutrition. Mais il faudra que tu te prépares une belle excuse pour le mois prochain. Ainsi qu’un esprit d’acier pour subir une nouvelle fois ce que tu as vécu il y a à peine quelques heures plus tôt.



❝ 2010: L'instinct familial❞

Comme il fallait s’y attendre, Sandra et toi aviez officialisé les choses au bout de trois pleines lunes. Votre rendez-vous mensuel était devenu hebdomadaires en l’espace de deux mois puis ceux-ci s’étaient rapidement convertis à une notion plus quotidienne. Bien entendu vous ne pensiez qu’assouvir vos désirs animaliers mais tu t’es rendu compte que c’était presque une guérison pour toi. Ça t’as distrait de ta petite vendetta contre l’oligarchie perverse de la ville de Blacksburg.  Contre tout instinct de préservation tu as retrouvé un autre de la bande peu de temps après ta transformation et t’es adonné à la même pratique. Sans le tuer toutefois. Comme tu le savais, tout était passé sous radio-silence. Trop humilié pour en parler. Toi de ton côté, tu commençais à y prendre goût. Il serait mentir de dire que ce soit la sensation de justice accomplie qui t’ait autant satisfait. Tu te découvrais toi-même n’ayant jamais réellement à chercher au-delà du traditionalisme pur. Que ce soit par rapport à ton identification sexuelle ou par rapport à ton appréciation de la violence. Rapidement l’envie de recommencer te prenait.  Pendant des jours entiers tu les as observé les petits merdeux. Tu élaborais ton plan pour savoir quel serait le prochain sur ta liste et tu obtiendrais que celui-ci se taise également. Tu t’imaginais déjà dans un coin sombre, à le dominer de ta puissance nouvelle et à le faire pleurer. Son corps qui tremble de froid et d’humiliation sous ta dominance musclée. T’étais presque à t’en faire bander rien qu’en y songeant. Mais la multiplication de tes rapports avec Sandra mettait sous veilleuse cet instinct primal. Ceux-ci dégageaient suffisamment de violence pour te calmer. Et elle a aidé ta sœur à guérir. Tu ne sais comment elle a réussi ce tour de passe-passe. Elle a été celle qui lui a fait décrocher ses premiers mots. Celle qui l’a convaincue de mettre à nouveau le nez dehors. Celle qui fait que Zenia soit presque son ancienne elle-même au bout d’un an. Donc la semaine dernière tu t’es décarcassé, battu comme un lion pour que vous obteniez tous deux cette soirée hors du boulot. Comme vous le faîte  régulièrement depuis quelques mois, vos deux responsabilités passent leurs nuits chez son ex-mari. Quelques heures rien que pour vous. Pour continuer à vous découvrir en dehors de vos vies de lycanthrope et de parents. Vous ne vous faîtes pas des cents et des milles chez Jimmy, alors il est vrai que ton geste reste frugal. Mais tu espères qu’elle saura voir ton intention et qu’elle sache que tu lui donnerais tout. Du moins presque tout. Ta sœur est toujours ta première priorité et ça rien ne pourra le changer.
Deux heures après qu’elle soit arrivée dans ta maison d’enfance, il est plus que confirmé qu’elle a été agréablement surprise. Tout comme toi. Blottis, nus comme des vers sur votre canapé, tu allumes par réflexe le téléviseur. Ce que tu regrettes quelques secondes plus tard. Votre bulle est percée. Démolie. Ce qui devait être une nuit spéciale pour vous deux avait pris une bien plus grande ampleur. Une ampleur qui vous dépassait. Comment avez-vous fait pour ne pas avoir été au courant ? Sandra fait partie de la meute depuis ses seize ans et tu as rapidement trouvé ta place comme « le fils de William ». Vous pensiez être assez proche du cœur de la meute pour avoir ne serait-ce qu’une brèche d’information concernant la tornade qui vous tombe dessus. Immédiatement votre pensée est la même et vous vous précipitez chez son ex. Qui semble surpris de vous voir. Un soulagement puisque vous pouvez lui expliquer avec vos propres mots ce qu’il s’apprêtait à découvrir par un journaliste aussi informé qu’un louveteau qui vient de naître. Bien entendu il passe par diverses phases. La pire est  lorsqu’ils sont sortent pour se disputer et que tu tends l’oreille malgré toi. Discernant chacun de leurs mots. Tu te sens coupable de les écouter mais tu as en même temps besoin de savoir. S’il va l’expliquer aux filles. Vous déclarer à votre insu. Vous les enlever. Il demande du temps pour y penser.
Quelques semaines plus tard vous vous mettez d’accord. Vous vous cotisez tous trois afin de lui procurer un neutralisateur. Qu’il aura le droit d’utiliser dès qu’il sentira que vous êtes un danger pour lui ou les filles. Entre temps tu n’as pas eu le choix et a dû dire la vérité à Zenia. Sans surprise elle avait déjà fait le lien. Tu lui mens sur la réalité. Tu ne lui évoques que le négatif de votre partie lycanthrope. Tu lui caches à quel point tu te sens puissant, comme ton intuition s’est développée à l’instar de tes sens principaux. Elle semble te croire et toi tu te promets une chose. Tu feras tout pour éviter qu’elle devienne à son tour esclave de la lune.


❝ 2014: L'instinct de sauvegarde ❞

Tu essayes d’ignorer les cris de frustration de Zenia et les pleurs de la môme de Sandra alors que vous balancez tous deux ce qui vous tiens à cœur dans chacune des voitures. Tout est déjà clair dans votre tête et vous savez exactement de quelle façon agir. Grâce au gouvernement. Cela vous a tout deux surpris lorsque deux agents appartenant à une branche spéciale dédiée aux affaires surnaturelles est venue vous trouver dans les heures qui ont suivi votre déclaration officielle de nature lycanthrope. Tout cela est parti d’un simple fait divers. Un jeune qui est décédé. Sauf qu’il faisait partie de la bande qui avait bestialement attaqué ta sœur, que la blessure mortelle était clairement des griffes de loup et que l’ex de ta copine avait en sa connaissance ta petite vendetta. Tu ne vas pas dire que tu es triste pour le salopard mais tu n’y es pour rien. Coup du hasard probablement. En l’espace de dix minutes vous vous êtes mis d’accord et avez contacté le gouvernement souhaitant vous déclarer comme lycanthrope et demandant une prise en charge d’urgence suite à la claire position politique de votre état et les évènements récurrents qui s’y produisaient. Depuis votre révélation il était clair que la Caroline du Sud était l’un des Etats les moins ouverts à votre existence et qu’il était derrière le Texas celui qui avait subi le plus grand nombre de tueries envers votre espèce. Vous avez accentué votre crainte vis-à-vis des personnes dont vous  sentez responsable et en l’espace de quelques heures, votre demande a été acceptée. La chance qu’un refus précédent ait entraîné une bonne dizaine de décès dont trois enfants. Les aléas de la politique. Quoi qu’il en soit vous possédez une adresse à laquelle vous rendre en Californie du Nord. Adresse où vous vous retrouverez d’ici une semaine, grand maximum.
Tu es maintenant à quelques heures de votre objectif et les passes à te remémorer la personne que tu as rencontrée sur l’autoroute. Ça a été bref, mais ça t’a fait un bien fou. Tu as attrapé par les cheveux le petit con qui a sifflé Zenia et soulevé sa jupe pour faire rire tous ses abrutis de copains avant que vous ne vous installiez au restaurant. Quand il est parti vers les toilettes tu n’as pas hésité une minute et après que tu te sois assuré que vous étiez seul. Tu as posé ta main sur sa tête et tu l’as détruit. Tu lui as appris les bonnes manières. « C’est ça que tu voulais faire à ma sœur non ? La baiser comme une petite pute. Je me suis dit qu’il serait dommage que tu passes à côté de ça. Après tout je suis presque son portrait caché non ? ». Ça a été bref, mais ça t’a fait un bien fou. Ça t’a fait un bien fou mais ça a réveillé tes instincts primaux, la bête qui sommeille. Il est vrai que depuis environ deux ans, Sandra et toi n’aviez que peu assouvis vos instincts davantage préoccupé par le climat politique ambiant. Tu te dis que ce n’est qu’un dérapage et que dès que tu la retrouveras, quand vous serez à l’abri, tout ira mieux. Bien mieux.



❝ 2018: L'instinct animalier❞

Cela fait déjà près de six mois que vous êtes arrivés à Seattle. Et ce soir à nouveau, ta sœur t’a fait comprendre que tu n’avais pas intérêt à la suivre comme un petit chien. Littéralement. Elle avait probablement deviné depuis le temps que tu étais responsable du changement de caractère de certains de ses pairs. De l’origine des excuses plates qu’ils lui ont présentée. Oui tu as dérapé. Deux fois. L’une plus avantageuse que l’autre puisque tu avais acquis un partenaire régulier. Oui elle avait probablement deviné. Ça et les particularités qui tournaient autour de tes désirs sexuels. Tu ne te mens plus et t’avoues que tu es un violeur en série. Ça t’écœures, ça te dégoute. C’est pourquoi tu passes tes quelques nuits de libres à t’enivrer, à choper la drogue qui peut trainer dans les parages. C’est l’une des rares choses qui te retient de laisser libre court à ta nature et de te concentrer sur le passé. Un passé avec Sandra que tu chérissais car il te rapprochait d’une vie presque normale. Mais il t’a fallu faire un choix. Elle ou Zenia. Tu n’as même pas réfléchi ta sœur passe avant tout. Aussi tu l’as suivie lorsqu’elle s’est trouvé un emploi dans la ville. Quitte à laisser les deux autres femmes que tu considérais comme ta famille. Vous vous étiez trouvé dans une embuscade concernant le bien-être de celles dont vous aviez la charge et malgré votre attachement il était clair que vous deviez chacun refaire votre vie d’un côté et l’autre de la côte ouest. Et tu regrettes. Tu regrettes ton départ car malgré tes efforts, ta sœur s’éloigne de toi. La seule et unique raison pour laquelle tu es parti t’échappe, ne devient presque plus qu’une illusion. Alors que tu ferais tout pour elle.
Quelques heures plus tard, tu te retrouves dans un appartement que tu ne connais pas, avec une nana dont tu ne connais pas le nom. Le coup du verre marche presque à chaque fois. Tu fais semblant de deviner son poison après l’avoir observée ou écouté ses conversations, le lui paye, accentues tes fossettes, et tu as une place dans un lit bien plus confortable que le matelas miteux sur lequel tu dors. Et tu calmes tes pulsions pour quelques heures. Mais tu ne sais pas pourquoi, ce soir ça n’est pas assez, alors tu te rhabilles et rentres chez toi, sachant que l’on t’y attend. Sachant que le feu ardent de la violence qui résonne en toi pourra s’éteindre d’ici peu. Il n’est pas surpris alors que tu glisses derrière lui et entames vos ébats sans crier gare. Comme d’ordinaire il feint une résistance et quelques minutes plus tard vous finissez par vous endormir blottis l’un contre l’autre. Combien de temps tu arriveras à t’en contenter tu n’en sais rien et tu es bien trop centré sur ta personne pour comprendre ce qui est en train de se jouer politiquement.

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PSEUDO : Zig Anderson AVATAR : Garett HedlundDOUBLE-COMPTE ? : Nope, c’est une première COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? : PRD bébé <3 UN DERNIER MOT ? : J’espère que vous ne prendrez pas pour une cinglée :mdr:



Dernière édition par Zig Anderson le Jeu 5 Juil - 22:01, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Zig - Une boule d'instincts   Lun 25 Juin - 14:51

Bienvenue :cute:
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MessageSujet: Re: Zig - Une boule d'instincts   Mar 26 Juin - 15:45

Merci

Ah bin il y a une bonne qui arrive avec un bon dérangé aussi
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MessageSujet: Re: Zig - Une boule d'instincts   Mar 26 Juin - 21:42

Zig Anderson a écrit:
Merci

Ah bin il y a une bonne qui arrive avec un bon dérangé aussi
Nous l’accueillerons à bras ouverts :)

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MessageSujet: Re: Zig - Une boule d'instincts   Mer 4 Juil - 16:38

Coucou.

Juste pour dire que je suis toujours là. Ma fiche me prend un peu plus de temps que prévu mais elle devrait être finie demain! :heart:
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MessageSujet: Re: Zig - Une boule d'instincts   

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